L'IRM surveille le volcan Bardarbunga

En cas d'éruption volcanique, le Bureau du Temps de l’IRM surveille la propagation du panache de poussières volcaniques. Les cendres et/ou le dioxyde de soufre projetés par un volcan ont des propriétés radiatives qui se distinguent de celles des nuages (constitués de gouttelettes d'eau et de cristaux de glace) et peuvent donc, dans certaines conditions, être repérables sur des images satellites. Ces images combinent différents canaux de longueurs d'onde dans l'infra-rouge, et sont analysées par les météorologues pour déceler les rejets volcaniques.

L'évolution d'un panache de cendres volcaniques est conditionnée par la situation météorologique. Les composés émis par un volcan sont en effet poussés par les courants atmosphériques dont la vitesse et la direction varient généralement en fonction de l'altitude et changent aussi au cours du temps. La prévision de la propagation du panache volcanique est élaborée en utilisant un algorithme de dispersion, couplé à un modèle numérique de prévisions (simulation mathématique de l'atmosphère). Les météorologues peuvent donc ainsi estimer, à tout moment, la direction de propagation du nuage de poussières.

 

Si celui-ci atteint nos régions, il peut être détecté par les LIDAR (Light Detection And Ranging)  : il s'agit d'un dispositif de mesure sondant l'atmosphère verticalement à l'aide d'un faisceau lumineux, et permettant d'obtenir le profil de concentration des particules (aérosols, etc.) sur base du rayonnement renvoyé par ces dernières. Cet appareil peut, par exemple, détecter le sable provenant des déserts et parfois transportés vers nos contrées par les courants d'altitude. Il peut donc aussi être exploité pour déceler des cendres volcaniques.

 

Par ailleurs, en cas d'éruption confirmée, les météorologues de l'IRM prennent part à une téléconférence internationale organisée quotidiennement par le VAAC (Volcanic Ash Advisory Center) de Londres qui a pour but de permettre l'échange d'informations sur la situation entre les experts.

 

Si le volcan islandais Bardarbunga devait entrer en éruption et laisser s’échapper un panache de cendres volcaniques (comme ce fut le cas en 2010 avec le volcan Eyjafjallajökull , l’IRM serait donc prêt à collaborer immédiatement au suivi des procédures de sécurité internationales d'un point de vue météorologique et propagation du panache de cendres.

 

Carte de l'emplacement des volcans islandais. Le Bardarbunga se trouve actuellement en alerte orange.

Webcam pointée vers le volcan Bardarbunga

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