L’IRM présent à la nouvelle station polaire Princesse Elisabeth.

 

C’est dans le cadre du projet Belatmos auquel collaborent l’IRM, l’IASB et l’université de Gand qu’Alexander Mangold de l’IRM a pu séjourner en Antarctique du 30 janvier au 22 février 2009.

Sa mission était d’installer les 2 premiers instruments indispensables au monitoring à long terme de l’atmosphère du continent blanc pour certaines longueurs d’ondes, depuis l’UV jusqu’au proche infrarouge.


En l’occurrence, il s’agit d’une part d’un photomètre solaire CIMEL qui mesure, l’extinction* totale de la lumière solaire et d’autre part d’un aethalomètre Maggee qui mesure l’absorption** de la lumière solaire (extinction* = absorption** + dispersion).


Les données enregistrées par ces instruments permettent d’avoir des informations caractérisant les types d’aérosols et la concentration en « Carbone noir » (expression synonyme des particules produites par les processus de combustion).

 

L’aethalomètre a été installé dans un abri spécialement conçu pour lui sur une crête à environ 60 m de la station principale.

Le photomètre solaire CIMEL a tout d’abord été installé sur la crête mais il est prévu de le déplacer sur le toit de la station principale pendant la saison 2009-2010 prochaine. En étant dirigé en permanence vers le soleil, il mesure l’extinction de la lumière solaire par les particules

Ces instruments contribuent très utilement au suivi de la pollution en aérosols présente en antarctique.

Alors que les conditions de fonctionnement n’étaient pas idéales du fait de la poursuite des travaux de construction, les 2 instruments ont pourtant déjà enregistré des données intéressantes. Les données de l’aethalomètre du 11 février indiquent une concentration très basse en Carbone noir. Les données du photomètre solaire du 16 février révèlent, quant à elles, une épaisseur optique très basse, ce qui est typique de l’antarctique.

 

Carbone noir : données du 11 février 2009.

AOD : données du 16 février 2009.

Alexander Mangold a participé avec succès en plus à l’installation d’une station météorologique automatique (Automatic Weather Station ou AWS), à 300 m à l’est de la station.

Cette AWS a été conçue par l’Institut de recherche pour la Marine et l’atmosphère d’Utrecht et s’inscrit dans le cadre au projet HYDRANT (impliquant également pour la KU Leuven, Nicole van Lipzig et Irina Gorodetskaya). Ces données sont également utiles à notre propre projet d’étude des aérosols. Cette AWS a l’avantage de fonctionner en autonomie pendant toute l’année grâce à des batteries.

 

La station automatique installée à proximité de la station Princesse Elisabeth.

Enfin, un système de magnétomètres a été installé à 2 km au nord de la station. Ce système est le fruit d’un partenariat entre Jean Rasson, le chef du département de géophysique de l’IRM et Hisao Yamagishi de l’Institut National du Japon pour la Recherche Polaire. Il a pour mission de mesurer les variations tridimensionnelles du champ magnétique terrestre. Lui aussi fonctionne de manière autonome toute l’année grâce à des panneaux solaires et des batteries.

 

Le système de magnétomètres installé à 2 km de la station Princesse Elisabeth.

Rentabiliser au plan scientifique et à long terme ce type de missions fait partie des objectifs de notre institution.