L’IRM s’équipe d’un nouvel instrument qui peut mesurer les poussières volcaniques

Les éruptions qu’a connues l’Islande des volcans Eyafjallajökull l’an dernier et du Grimsvötn cette année peuvent avoir d’énormes conséquences sur la navigation aérienne au dessus de l’Europe.

Pour préciser les zones dangereuses, on peut utiliser des modèles qui décrivent la dispersion d’un nuage de particules dans l’atmosphère. Pour ce faire, Il faut, bien entendu, connaître la quantité de particules émises par le volcan et sa position précise.

L’IRM s’est équipé récemment d’un instrument pour mesurer la hauteur des nuages et qui peut aussi détecter les poussières volcaniques.

 

Le LIDAR sur le plateau d'Uccle

Une méthode très efficace pour déterminer la position du nuage éruptif est basée sur la technique dite du “LIDAR”. Le « LIDAR » (acronyme de Light detection and ranging), fonctionne comme un RADAR mais dans lequel les micro-ondes ont été remplacées par de la lumière visible ou infra rouge. Le LIDAR émet de la lumière qui est dispersée par les micro particules un peu comme le fait un réverbère dans un épais brouillard. Comme la lumière est dispersée par la poussière dans toutes les directions, une partie se dirige vers le bas. C’est cette partie que nous pouvons mesurer grâce à un détecteur au sol qui nous renseigne sur l’altitude à laquelle la dispersion se produit. Cette information est très utile non seulement pour détecter la présence d’aérosols ou de micro-particules mais aussi pour déterminer la hauteur de la base des nuages. Lorsque le LIDAR est utilisé pour cette application, on le désigne aussi sous le nom de “ceilomètre”.

C’est précisément au début du mois de mai 2011 que l’’IRM a installé ce nouvel instrument (LIDAR/ceilomètre) à la station automatique d’Uccle. Grâce à lui, nos prévisionnistes disposeront bientôt d’une meilleure information relative à la hauteur de la base des nuages et à la couche de mélange. Cette dernière joue un rôle important dans la dispersion de la pollution. Grâce à ce nouvel instrument, l’IRM dispose également d’une meilleure image de la pollution au dessus de Bruxelles lorsque survient, comme c’est la cas actuellement, une éruption volcanique, ce qui est un atout considérable pour l’aviation belge.

 

Variation de la hauteur des nuages au cours du temps déduite de l'intensité du rayonnement IR réfléchi vers le sol. La hauteur est indiquée en kms au dessus du niveau de la mer. Le temps en UT (le temps local en mai est UT + 2h). Les points noirs sont les nuages. La transition vers le bleu foncé indique la couche de mélange.

  • Le LIDAR sur le plateau d'Uccle
  • Le LIDAR sur le plateau d'Uccle
  • L'intérieur de l'instrument
  • L'instrument de l'intérieur
  • L'intérieur de l'instrument
  • Le LIDAR sur le plateau d'Uccle
  • Les mesures du LIDAR du 24 mai 2011
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Le LIDAR sur le plateau d'Uccle