Un oeil sur la couche d'ozone

En 1995, le 16 septembre a été décrété journée pour la protection de la couche d’ozone par les Nations Unies (résolution NU 49/114). C’est le 16 septembre 1987 qu’avait été signé le “Protocole van Montréal” qui succédait et améliorait la “Convention de Vienne”Il impose dès lors l’interdiction universelle d’encore produire des Chlorofluorocarbures (CFC). Ces gaz, qui étaient utilisés entre autres dans les aérosols, les bombes de styromousse et les installations de refroidissement (frigidaires, etc.), ont été depuis remplacés par des produits alternatifs.
Le bannissement des CFC a fait suite à la découverte scientifiquement prouvée qu’ils altèrent la couche d’ozone présente en haute atmosphère (les plus grandes concentrations d’ozone se retrouvent entre 20 et 25 km). Cette fameuse couche d’ozone est très importante : elle filtre une grande partie des dangereux rayons UV en provenance du soleil.

L’interruption de la production de CFC n’a pas été la seule conséquence de la ratification de ce protocole : partout dans le monde, un réseau de mesure de l’ozone dans l’atmosphère et du rayonnement UV, dont l’ IRM fait partie, s’est développé. Nous disposons d’une banque de données de mesures de la colonne d’ozone par spectrofotomètres depuis 1971 et de profiles d'ozone depuis 1969. Ces données d’observations sont échangées via des bases de données internationales et utilisées lors d’analyses (ex. “Scientific assessment of ozone depletion” dont le rapport le plus récent date de 2010)).

Grâce à ces analyses, on a pu déterminer que la dégradation de la couche d’ozone due aux CFC a atteint son plus haut niveau (figure1). De par la longue durée de vie des CFC dans l’atmosphère, il faudra encore attendre quelques décennies avant de voir leurs effets disparaître. En même temps, des conditions météorologiques spécifiques et/ou certains changements dans le climat ont une influence sur les propriétés des composants chlorés qui dégradent la couche d’ozone. Dans le futur, ceci pourrait entrainer d’autres dégradations significatives. Il est donc indispensable de continuer les sondages atmosphériques (figure 2) afin de suivre l’évolution de l’état de la couche d’ozone de près.

 

Figure 1 : Evolution des moyennes annuelles de l’épaisseur de le couche d’ozone à Uccle. Les petites flèches renvoient à certaines éruptions volcaniques qui ont eu une influence sur la dégradation de la couche d’ozone.

Figure 2 : Démonstration du lancement d'un ballon-sonde lors des portes ouvertes de l'IRM.