Bilan climatologique annuel 2016

EN GÉNÉRAL

L’année 2016 a été relativement normale sur le plan climatologique. Seule la vitesse moyenne du vent s’est écartée de la moyenne en étant anormalement faible (Tableau 1). La température moyenne a également été un tout petit peu plus élevée que la valeur normale (Figure 1).

 

Figure 1 : Anomalie des températures moyennes annuelles à Bruxelles-Uccle depuis le début des mesures climatologiques régulières en 1833 (comparées à la période de référence 1961-1990).

Au niveau planétaire, 2016 détient le record de l’année la plus chaude depuis 1860, selon l’Organisation Météorologique Mondiale, en battant le record de 2015.

La figure 2 montre que 2016 fut une année assez humide et chaude.

 

Figure 2 : Position de l’année 2016 pour sa température moyenne, ses quantités de précipitations et sa durée d’ensoleillement (depuis 1981).

Tableau 1 : Valeurs annuelles pour quelques paramètres mesurés à Uccle en 2016. Les valeurs normales représentent les moyennes sur la période 1981-2010. Voir le Tableau 2 pour les définitions des caractéristiques statistiques.

Tableau 2 : Définitions du niveau d’anormalité d’un paramètre climatologique, exprimé en périodes de retour.

TEMPERATURE

En 2016, la température moyenne à Uccle a été de 10,7°C (norm. : 10,5°C). Cette valeur est normale, surtout après les deux très chaudes années précédentes. La plupart des mois de cette année ont connu une valeur normale. Seul septembre a été très anormalement chaud, et au contraire, octobre a été de nouveau anormalement froid.
En lien avec la température moyenne, les moyennes des températures maximales et minimales ont aussi été normales avec respectivement 14,3°C (norm. : 14,2°C) et 7,1°C (norm. : 6,9°C). Dans le pays, la température la plus basse enregistrée le fut à Neidingen (Saint-Vith), le 18 janvier, avec un minimum de -19,0°C. Le maximum le plus élevé fut mesuré le 20 juillet à Koersel, lorsque le mercure grimpa jusque 36,4°C.

 

PRÉCIPITATIONS

On a récolté à Uccle un total de 942,3 mm de précipitations, soit un tout petit peu plus que la valeur moyenne (852,4 mm). Surtout la première moitié de l’année a été très arrosée (Figure 3). De janvier à juin, on a mesuré à Uccle chaque mois, une quantité supérieure à la normale. Cette valeur fut même exceptionnelle pour le mois de juin qui a atteint un nouveau record : la quantité de précipitations la plus élevée jamais relevée pendant la première moitié de l’année à Bruxelles-Uccle, sur la période 1833-2016. Il est tombé au total 648,2 mm (norm. : 398,8 mm) de précipitations, soit plus de 100 mm de plus que le précédent record datant de 1937 (544,4 mm). Le contraste avec la deuxième partie de l’année est assez marqué : il n’est tombé que 294,1 mm (norm. : 453,6 mm) sur les 6 derniers mois de l’année. Cette faible quantité résulte surtout d’un mois de septembre très anormalement sec ainsi que d’un mois de décembre exceptionnellement sec (le plus faible total mensuel de précipitations depuis 1981). Ces mesures de précipitations placent la deuxième moitié de l’année 2016 en 3ème position sur la période 1981-2016.

 

Figure 3 : Anomalie des quantités mensuelles de précipitations à Uccle en 2016, par rapport aux normales sur la période 1981-2010.

Le nombre de jours de précipitations est aussi qualifié de « normal » : 190 jours, pour une valeur moyenne de 198,7 jours.
Dans le pays, les totaux annuels ont varié entre 441,3 mm à Coxyde et 1531,5 mm au Mont-Rigi (Waismes).

A Uccle, on a compté 17 jours pendant lesquels les précipitations ont été constituées en tout ou en partie de neige (norm. : 19,2 jours). Une couche de neige était observée au sol dans les Hautes-Fagnes, du 23 février jusqu’au 21 mars y compris. La plus haute épaisseur de neige a été mesurée au Mont-Rigi (Waismes), le 07 mars, avec une couche de 35 cm.

Nous avons compté un nombre de jours d’orage normal, sur toute la période annuelle : 95 jours, pour une valeur normale de 95 jours. De manière très anormale, aucune tornade n’a été enregistrée dans le pays (norm. : 4).

 

DURÉE D’INSOLATION

La durée d’insolation est considérée comme étant normale pour la période annuelle à Uccle. Le soleil a brillé au total pendant 1571h 46min (norm. : 1544h 35min). Alors que le mois de juin était anormalement sombre, le soleil a brillé de manière très anormalement longue en septembre et de manière exceptionnelle en décembre.

 

VENT ET PRESSION ATMOSPHÉRIQUE

La vitesse moyenne du vent à Uccle a été très anormalement faible avec une valeur de 3,4 m/s (norm. : 3,7 m/s). La vitesse moyenne du vent a été en-deçà de la valeur normale lors de presque chaque mois de cette année. En décembre, cette valeur a même été exceptionnellement basse, en juin et octobre, très anormalement basse et en septembre, anormalement basse. Des pointes maximales de vent d’au moins 100 km/h (28 m/s) ont été enregistrées à au moins une station du réseau anémométrique officiel dans le pays, lors de 6 différents jours.

La pression atmosphérique (réduite au niveau de la mer) était normale à Uccle, avec une valeur de 1016,2 hPa (norm. : 1016,0 hPa).

 

QUELQUES FAITS MARQUANTS

• Une vague de chaleur tardive à la fin du mois d’août : du 23 au 27 inclus, la température maximale à Uccle e été d’au moins 25°C, dont 3 jours d’au moins 30°C. Le 25 août fut le jour le plus chaud, avec un maximum de 32,5°C.
• La plus grande quantité de précipitations récoltée en un jour dans le pays est tombée le 01 juin à Lommel, avec un total de 108,6 mm.
• Comme en 1997, il n’y eut pas de jour de printemps mesuré en avril à Uccle cette année [max.>=20°C] (norm. : 3,7 j.).
• Uccle a connu deux mois lors desquels une quantité remarquable de précipitations. Avant tout, juin, reconnu comme le mois le plus arrosé jamais observé (174,6 mm, norm. : 71,8 mm). Ensuite, décembre fut très sec, avec un total de 22,7 mm, pour une valeur normale de 81,0 mm.
• Cette année, septembre aurait pu être considéré comme étant un quatrième mois d’été, surtout de par le fait que les températures (maximales, minimales et moyennes) ont été supérieures ou égales à celles de juin, et très proches des valeurs de celles de juillet et d’août. On retiendra en particulier la deuxième décade pendant laquelle on a enregistré le jour tropical le plus tardif depuis 1901 [max>=30°C]. Le 13 septembre, le mercure est encore grimpé jusque 31,2°C. Les précédents jours tropicaux aussi tardifs remontent déjà à 1919, lorsque le 11, on enregistra 30,0°C et le 12, 30,6°C. Même les températures minimales sont restées relativement élevées pendant cette décade. Le minimum relevé pour le 14 fut de 18,3°C. Il faut remonter en 1947 pour retrouver une température minimale aussi élevée durant la deuxième décade de septembre, avec 18,8°C, le 16.

 

Vous trouverez des rapports plus détaillés sur les pages suivantes de notre site internet :

BILANS MENSUELS

BILANS SAISONNIERS