L'IRM de retour d'Antarctique : les résultats

Entre le 1er et le 22 février 2012, le Dr. Alexander Mangold, chercheur à l’IRM, a séjourné à la station Princesse Elisabeth en Antarctique pour la troisième fois.

 

Comment le voyage s’est-il déroulé ?

Le trajet de Bruxelles jusqu’en Antarctique dure entre 2 et 3 jours en plusieurs étapes.

Le voyage a commencé par un vol Bruxelles-Le Cap suivi d’un jour ou deux de pause et de préparation. De là, Alexander s’est rendu sur la côte Antarctique accompagné par les membres d’autres équipes nationales. Le vol qui a duré 6 heures n’était pas une sinécure puisqu’il s’effectuait dans un énorme cargo russe embarquant hommes et bagages.

Après l’arrivée à la base russe Novolazarevskaya, à 30 km à l’intérieur du continent sur son flanc Est, le voyage s’est poursuivi via un petit avion vers les différentes stations individuelles. Depuis la base russe, il faut compter encore une bonne heure et demi jusqu’à la station Princesse Elisabeth située à environ 200 km et à une altitude de 1350 m.

 

Quelles étaient les occupations d’Alexander dans le frigo Antarctique?

Pour commencer, il a effectué un contrôle des 4 instruments déjà installés à la station Princesse Elisabeth.

Le premier de ces instruments est un photomètre solaire qui mesure aux différentes longueurs d’ondes l’affaiblissement du rayonnement dû aux aérosols.

Le second est un aethalomètre, qui détermine, pour les différentes longueurs d’ondes, l’absorption de la lumière du soleil par les aérosols et qui mesure également la concentration en “carbonne noir”. Celui-ci est produit par les processus de combustion.

Le troisième instrument est le TEOM-FDMS (Tapered Element Oscillating Microbalance with Filter Dynamic Measurement System), qui mesure la concentration massique des aérosols. Le dernier instrument est un spectrophotomètre Brewer qui mesure la quantité totale d’ozone dans une colonne atmosphérique déterminée et le rayonnement UV y associé.

Ensuite, Alexander a installé 3 nouveaux instruments : un spectromètre à aérosols laser qui mesure la concentration en aérosols de plusieurs tailles, un “condenseur” qui mesure la concentration totale des aérosols et un néphélomètre qui mesure les propriétés optiques des aérosols.
Tous ces instruments réunis nous livrent une carte d’identité presque complète des aérosols atmosphériques. Sur base des différentes propriétés optiques, le nombre et la taille des aérosols mesurés par les différents instruments, il est également possible de fournir des informations sur les types d’aérosols.

 

Pourquoi Alexander effectue-t-il ces mesures ?

Les aérosols jouent un rôle important en physique et chimie atmosphériques. Ils fournissent une surface pour certaines réactions photochimiques et affaiblissent, dispersent et absorbent les rayons du soleil. De par leur action, ils redistribuent l’énergie en provenance du Soleil et influencent les réactions photochimiques, et donc, la température à la surface de la Terre et dans l’atmosphère. Cette influence sur la température détermine la formation, les propriétés et la durée de vie des nuages.

 

Comment l’expédition s’est-elle déroulée ?

L’installation des nouveaux instruments s’est déroulée sans problème et les 7 instruments au total ont pu fournir leurs observations simultanément pendant 2 semaines. C’est un énorme succès qui a pour résultat une courte mais unique série d’observations atmosphériques d’aérosols sur le continent antarctique.

Des 3 nouveaux instruments, seul le spectromètre à aérosols laser continuera à fournir ses observations pendant l’hiver antarctique. Les deux autres instruments (le néphélomètre et le « condenseur ») seront optimisés afin qu’ils puissent transmettre leurs observations de manière autonome pendant l’hiver antarctique, lorsqu’il n’y a personne à la station Princesse Elisabeth.

En plus de ces tâches, Alexander a également contrôlé les instruments d’un projet partenaire, dont un ceilomètre et une station météo automatique. Ce projet partenaire s’appelle Hydrant (hydrologische cyclus van Oost Antarctica) et est dirigé par la KULeuven. Il a aussi mesuré les propriétés de la neige accumulée lors de l’hiver précédent.

Le voyage de retour s’est déroulé sans problème via le même chemin qu’à l’aller. Alexander a atterri à 11h30 à Zaventem le samedi 25 février, fatigué mais content et naturellement heureux de retrouver sa famille !

 

Quelques liens intéressants :

- Une interview avec le Dr. Alexander Mangold :
http://www.antarcticstation.org/multimedia/video/interview_alexander_mangold/
- Le blog du Dr. Alexander Mangold :
http://belatmos.blogspot.com
- Le site internet de la station Princesse Elisabeth :
http://www.antarcticstation.org/
- Un article de Belspo en page 42 :
http://www.belspo.be/belspo/organisation/Publ/pub_ostc/ANTAR/PolarBrochure_fr.pdf

 
  • La station Princesse Elisabeth -© International Polar Foundation
  • Dr. Alexander Mangold - © International Polar Foundation
  • Dr. Alexander Mangold - © International Polar Foundation
  • Photomètre solaire - © International Polar Foundation
  • Eoliennes sources d'énergie propre - © International Polar Foundation
  • La station meteo Hydrant - © International Polar Foundation
  • Dr. Alexander Mangold - © International Polar Foundation
  • Paysage antarctique - © International Polar Foundation
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