Rafales descendantes

Les rafales descendantes font référence à un vent froid et soufflant vers le bas. On trouve parfois ces vents dans les montagnes, l’exemple le plus connu étant Bora dans le Sud-est de l’Europe.

Ces rafales ou bourrasques descendantes, qui sont représentées au niveau central sur le dessin ci-dessous, sont associés à de forts courants descendants, des orages et des averses violentes (voir aussi types d’orages). Il arrive qu’on rencontre des rafales descendantes destructrices dans notre pays. Elles se produisent lorsque des courants froids et descendants atteignent la surface, sont alors forcés de se propager à l’horizontal et causent potentiellement beaucoup de dégâts. Il est très difficile de prédire ce type de vents. Les rafales peuvent parfois atteindre jusqu’à 150 km/h. En fait, on confond souvent les rafales descendantes avec les tornades.

A chaque cellule d’orage est associée un flux ascendant et descendant. Le courant froid descendant va former au sol une sorte de « front de rafales ». Lorsqu’il existe plusieurs cellules orageuses, il peut subvenir une zone étendue de fortes rafales. En cas d’orages en formation linéaire, comme les lignes de grains, ces fronts de rafales peuvent s’étendre sur une grande distance (par exemple 100 km) et causer des dommages très importants. Ces fronts ont des caractéristiques similaires à un front froid.

 

L’air froid du courant descendant s’étend parfois sur plusieurs kilomètres avant les précipitations émanant de la cellule orageuse (la cellule se déplace vers la droite). Cela provoque des turbulences et des tourbillons, et parfois des fronts de rafales violents. L’air chaud est entraîné vers l’avant. (Source : Kees Floor, Weerkunde)

Shelf cloud

Lorsqu’il existe un courant froid et que l’air chaud est soulevé depuis le sol, il peut se former un type de nuage particulier qui est surtout connu sous son appellation anglaise: shelf clouds. Ces nuages menaçants, en forme d’arc, se produisent à l’avant des cellules orageuses. Ils sont souvent annonciateurs de phénomènes météorologiques violents.

 

Un “shelf cloud” au-dessus de l’IRM, à Uccle, le 27 juillet 2013 (photo par Karim Hamid).