Dépression

Une dépression ou zone de basse pression sont des synonymes. Elle désigne une zone avec des isobares fermées, où la pression de l’air est basse par rapport à son environnement. Sur les cartes météorologiques, la lettre « L » indique le cœur des zones de basse pression. La crête d’une zone de basse pression est appelée creux ou sillon.

Dans l’hémisphère Nord, dans une dépression, le vent tourne dans le sens contraire des aiguilles d’une montre. Dans l’hémisphère Sud, il tourne dans le sens des aiguilles d’une montre. De par la force de Coriolis, le vent ne se déplace pas de manière rectiligne depuis un noyau de haute pression vers un noyau de basse pression, mais il souffle parallèlement aux isobares. Toutefois, par la force de friction, le vent fera un angle d’environ 30° par rapport aux isobares dans les basses couches de l’atmosphère, vers le centre dépressionnaire. Parce que l’air s’écoule au même moment dans le noyau (convergence), celui-ci est forcé de s’élever. L’air se refroidit, conduisant à la formation de nuages et souvent de précipitations. En outre, il fait souvent très venteux et il peut arriver que des dépressions soient si fortes qu’elles provoquent une dépression de tempête.

Il existe plusieurs types de dépression. Dans nos régions tempérées, la forme la plus classique est le cyclone extratropical où l’on peut souvent trouver, en plus des fronts froids et des fronts chauds, des fronts d’occlusion.

Quelques autres types de zones de basse pression sont :

  • Les dépressions tropicales : elles ne contiennent pas de fronts, et peuvent se développer en cyclones dans les cas extrêmes
  • Les dépressions thermiques : au-dessus de la France, par exemple, il peut se former en été, lors de jours très chauds, de petites zones de basse pression sans fronts. L’écoulement de l’air peut alors provoquer des orages violents. Ces orages peuvent parfois atteindre notre pays si la circulation de l’air vient du Sud.
  • Les dépressions orographiques : de petites zones de basse pression peuvent se former au flanc de grandes chaînes de montagne.

 

On trouve souvent des noyaux de dépression autour de l’Islande. Dans ce cas-ci, le 23 janvier 2009, on distingue un énorme noyau de tempête de 938 Hectopascal au sud de l’Islande et un noyau au-dessus des îles britanniques de 971 hectopascal. Au-dessus de nos régions, le courant souffle également significativement et tous les fronts associés à ces noyaux déterminent le temps (Source : Met Office).

Expressions rattachées

Ligne d'averses

Anticyclone