Orage (Supercellule)

Les supercellules, très fortes et organisées, sont l’un des quatre types d’orages. Il s’agit peut-être du type d’orage le plus violent ! Il se produit parfois dans nos régions et peut causer des ravages (tant à la saison froide que la saison chaude). Les supercellules peuvent être complètement isolées des autres cellules orageuses dès leur développement, ce qui les rend extrêmement dangereuses car elles ne sont jamais gênées dans leur trajectoire. Mais elles peuvent parfois aussi se manifester au niveau d’orages multicellulaires ou de ligne de grains.

C’est principalement dans un environnement où on connaît un cisaillement de vent que les supercellules se forment. Par cisaillement de vent, on entend ici que le vent change fortement en vitesse et en direction avec l’altitude. De la sorte, les flux ascendants et descendants seront fortement séparés les uns des autres ce qui provoque la formation d’une cellule très forte et « super » organisée.

Les supercellules, qui peuvent durer pendant des heures, sont connues pour pouvoir engendrer des tornades. Mais toutes les supercellules n’en provoquent pas, et ce n’est même le cas que pour une minorité d’entre elles. Les tornades peuvent aussi se former dans les autres types d’orages, mais c’est surtout au niveau des supercellules que les formes les plus violentes vont se développer.

La supercellule est en fait une forme particulière d’orage unicellulaire. Ce qui est spécifique est que le flux ascendant, par l’effet du cisaillement de vent, opère un mouvement rotatif qui forme ce qu’on appelle un mésocyclone. Une supercellule a par exemple un diamètre de 30 km et le mésocyclone de 5 à 10 km. Les éventuelles tornades sont encore plus petites, avec généralement un diamètre d’une dizaine à une centaine de mètres.

Les autres dangers liés aux supercellules sont les vents descendants, de gros grêlons et des précipitations très abondantes sur une courte échelle de temps.

 

Une image radar de Zaventem (Belgocontrol) présentant une situation exceptionnelle le 1 octobre 2005, où plusieurs supercellules sont actives en même temps au-dessus de notre pays. Ces cellules ne sont pas grandes en taille (le mot « super » se réfère plutôt à leur haut degré d’organisation), les dégâts sont donc très locaux.

Une supercellule qui ne connait aucune interférence avec les cellules orageuses voisines sera la plus dangereuse.