Orage multicellulaire

Les orages multicellulaires sont l’un des quatre types d’orages, il s’agit d’ailleurs de la forme la plus commune. On les appelle ainsi parce que de nombreuses cellules se développent conjointement. Parfois, ces cellules s’organisent sous forme linéaire et on parle alors de ligne de grains.

Les orages multicellulaires se composent de plusieurs cellules à différentes phases de développement : phase de croissance, de maturité et phase finale (voir la figure de l’orage unicellulaire). Chaque cellule contient un flux ascendant chaud et un flux descendant froid dont l’écoulement au niveau du sol peut provoquer un nouveau flux ascendant. Une cellule plus ancienne en crée ainsi une plus nouvelle. Les cellules ne survivent pas longtemps, par contre ce procédé de cellules mères qui génèrent des cellules filles peut durer plusieurs heures. Il se peut par exemple qu’une nouvelle cellule se forme toutes les dix minutes, et qu’au total une trentaine de cellules aient été formées.

La raison pour laquelle de nouvelles cellules se forment est liée au comportement du vent avec l’altitude. Dans les orages unicellulaires, tant la force que la direction du vent sont relativement stables, de sorte que les flux ascendants et descendants interfèrent entre eux et la cellule orageuse est rapidement détruite. Dans les orages multicellulaires, par contre, la vitesse du vent augmente avec l’altitude. La direction du vent ne varie que faiblement. En conséquence, les flux ascendants et descendants évoluent de manière plus séparée.

Ces orages peuvent provoquer des dégâts assez sérieux : ils s’accompagnent de précipitations abondantes avec des inondations, de gros grêlons et de violentes rafales de vents. Des tornades plutôt faibles sont également possibles.

 

Les images radar du 29 juin 2005 montrent plusieurs orages multicellulaires. Ils sont étendus sur une assez grande surface spatiale, comme c’est régulièrement le cas. A certains endroits, les précipitations sont fort abondantes (voir en rouge) alors que quelques kilomètres plus loin, il fait relativement sec.