Cartes de Belgique

Atlas climatique

Les cartes montrent la répartition géographique des éclairs nuage-sol (les coups de foudre) pour la période 2004-2013 obtenue à l'aide du réseau de télédétection de la foudre utilisé par l'IRM.

La densité annuelle d'éclairs observée en moyenne en Belgique varie de 0.3 impacts par km² dans l'Ouest du pays à 1.7 impacts par km² dans l'Est. La valeur moyenne pour la Belgique est de 0.7 impacts par km² et par an. La répartition géographique suit en grande partie le relief. Les densités les plus élevées sont observées en haute Belgique. Cela n'est pas surprenant car la topographie influence considérablement le développement des orages.

Chaque coup de foudre produit une onde sonore, le tonnerre, qui se peut se propager dans l'atmosphère jusqu'à une distance d'environ 10 km en fonction des conditions atmosphériques et des caractéristiques du terrain. L'activité électrique s'exprime également en nombre de jours et d'heures d'orages durant lesquelles le tonnerre peut être entendu en un lieu donné. En considérant une distance maximale de propagation de 10 km nous observons que le nombre de jours d'orages s'élève en moyenne à 9 jours par an à la Côté et atteint un maximum de 21 jours par an dans les Hautes Fagnes. Une répartition similaire est obtenue pour le nombre d'heures d'orage qui varie entre 15 et 39 heures par an.

La distribution saisonnière de l'activité électrique affiche un cycle très marqué. On observe que 90 % de l'activité est concentrée durant la période de mai à août et est maximale en juin et juillet. Des éclairs peuvent néanmoins se produire tout au long de l'année même en plein hiver. L'évolution de l'activité électrique moyenne au cours de la journée est également très marquée. Le nombre de coups de foudre est relativement faible en seconde partie de nuit et en matinée et augmente ensuite considérablement pour atteindre un pic très marqué vers 17h (heure locale).