Bilans climatologiques

Bilans climatologiques de 2019

2019 en chiffres, graphiques et cartes

2019 : une année chaude, ensoleillée et relativement sèche


Unité Valeur Normale Record + Année Record - Année
Température moyenne °C 11.5 10.6 + 11.9 2018 9 1985
Température maximale moyenne °C 15.5 14.2 + 16 2018 12.6 1985
Température minimale moyenne °C 7.8 6.9 + 8.5 2014 5.2 1985
Nombre de jours de gel d 27 44 84 1985 10 2014
Nombre de jours d'hiver d 2 7.5 30 1985 0 2008
Nombre de jours d'été d 34 27.9 61 2018 12 1988
Nombre de jours de chaleur d 11 3.9 + 13 1995 0 1993
Total des précipitations mm 798.6 852.4 1088.5 2001 639.5 1989
Nombre de jours de précipitations d 182 198.7 248 1981 141 2018
Nombre de jours d'orage en Belgique d 101 94.5 120 2012 69 2013
Vitesse moyenne du vent m/s 3.5 3.7 4 1990 3.4 2016
Durée d'insolation hh:mm 1757:30 1544:35 + 2020:11 2003 1238:37 1981
Rayonnement solaire global kWh/m² 1098.3 996.8 + 1172.7 2018 890.6 1981
Humidité relative % 77 78 81 2000 72 2018
Tension de vapeur hPa 10.9 10.4 + 11.1 2000 9.2 1996
Pression atmosphérique hPa 1014 1016 -- 1017.9 2015 1013.9 2010

Normales définies par rapport à la période 1981–2010.
Valeurs records de 1981 à 2018.
Classement établi par rapport à la période 1981-2019 selon la définition suivante:

+++ --- Valeur la plus élevée/faible depuis 1981
++ -- Valeur parmi les 3 plus élevées/faibles depuis 1981
+ - Valeur parmi les 5 plus élevées/faibles depuis 1981
Unité Valeur Record + Année Record - Année
Température moyenne °C 11.5 ++ 11.9 2018 8.4 1963
Température maximale moyenne °C 15.5 ++ 16 2018 12.1 1963
Température minimale moyenne °C 7.8 ++ 8.5 2014 4.6 1929
Total des précipitations mm 798.6 1088.5 2001 406.4 1921
Nombre de jours de précipitations d 182 266 1974 141 2018
Durée d'insolation hh:mm 1757:30 2150:57 1959 1238:37 1981

Valeurs records de 1901 à 2018.
Classement établi par rapport à la période 1901-2019 selon la définition suivante:

+++ --- Valeur parmi les 3 plus élevées/faibles depuis 1901
++ -- Valeur parmi les 5 plus élevées/faibles depuis 1901
+ - Valeur parmi les 10 plus élevées/faibles depuis 1901

2019 fut une année chaude, ensoleillée et relativement sèche (voir figure 9).

Différents records ont été battus durant l’année écoulée. Un certain nombre d’entre eux ne couvrent que la période actuelle de référence (1981-2010), tandis que d’autres se positionnent comme records absolus depuis le début de observations (période de référence différente en fonction du paramètre).

APERCU DES PRINCIPAUX PARAMETRES

Des températures moyennes annuelles élevées

A Uccle, la température moyenne annuelle atteint 11,5°C (normale : 10,6°C). 2019 est ainsi la 4e année la plus chaude à Bruxelles-Uccle depuis le début des observations en 1833, ex-aequo avec 2007. Le record date de 2014 et 2018, avec 11,9°C.

Même si, comme en 2018, aucun record mensuel de température n’a été atteint cette année, les températures moyennes mensuelles se sont situées dans la plupart des cas au-dessus des valeurs normales. Seules les températures de janvier, mai et novembre furent inférieures aux normales (voir figure 5).

En moyenne annuelle, les températures maximale et minimale se positionnent également en 4e position parmi les années les plus chaudes, atteignant respectivement 15,5°C (normale : 14,2°C) et 7,8°C (normale : 6,9°C).

Quelques records spectaculaires sont à signaler pour les températures à Uccle :

  • Le 26 février, la température maximale a grimpé jusqu’à 20,2°C. C'est la première fois depuis 1901 qu’un « jour de printemps » [max>=20°C] est observé à Uccle en hiver. Le jour de printemps le plus précoce datait précédemment du 9 mars 2014 ; on avait mesuré une température maximale de 21,0°C.
  • Le 25 juillet, lors d'une courte, mais très intense, vague de chaleur, une température maximale de 39,7°C a été enregistrée. C’est un nouveau record absolu pour Uccle, loin devant le précédent record de 36,6°C qui datait de 1947 (mesures depuis 1901). Ce même jour, on a également enregistré la température minimale journalière la plus élevée jamais atteinte en cette station : 23,5°C. Le précédent record datait du 18 juin 2002, avec 22,3°C.

Dans le pays, la température la plus basse fut mesurée à Elsenborn (Bütgenbach). Le 22 janvier, la température y est descendue jusqu’à –15,9°C. Comme à Uccle, le maximum le plus élevé fut mesuré le 25 juillet. Ce jour-là, le mercure est monté jusqu’à 41,8°C à Begijnendijk. Cette valeur est un nouveau record absolu dans le pays depuis le lancement du réseau climatologique en 1877. Cette température est largement supérieure à la valeur record précédente de 38,8°C qui avait été mesurée le 2 juillet 2015 à Liège-Monsin et le 27 juillet 2018 à Hechtel-Eksel.

Le 25 juillet, c’est dans tout le pays que des températures exceptionnellement élevées ont été observées : dans chacune des 132 stations du réseau climatologique, le record de chaleur a été battu et des températures maximales d’au moins 40°C ont été relevées dans 71 points de mesures.

Des totaux de précipitations proches des normales

Sur l’année, il est tombé à Uccle un cumul de précipitations de 798,6 mm (normale : 852,4 mm). Cette quantité est répartie sur 182 jours de précipitations (normale : 198,7 jours).

Il est tombé à Uccle moins de précipitations que la normale durant la majorité des mois, sans que des records ne soient battus. Seuls février, mars, juin et octobre enregistrent des totaux un peu supérieurs aux valeurs normales (voir figure 6).

Dans le pays, les totaux annuels ont varié entre 633,0 mm à Waterland-Oudeman (Sint-Laureins) et 1524,0 mm au Mont-Rigi (Waimes).

A Uccle, on enregistra un total de 8 jours avec des précipitations en tout ou en partie constituées de neige (normale : 19,2 jours). Le 23 janvier, une épaisseur de neige de 6 cm a été mesurée dans le parc climatologique. Il s’agit de la couche de neige la plus épaisse à Uccle durant l’année écoulée.

Dans le pays, l’épaisseur de neige la plus importante mesurée dans le réseau officiel fut de 34 cm le 30 janvier au Mont-Rigi (Waimes).

Deux épisodes neigeux retiennent particulièrement l’attention :

  • Les 22 et 23 janvier, il neigea davantage dans l’ouest du pays que sur les hauts plateaux ardennais. A Lissewege (Bruges), le 23, on mesura jusqu’à 14 cm de neige.
  • Début mai, des chutes de neige exceptionnellement tardives donnèrent lieu à des épaisseurs de neige atteignant encore jusqu’à 8 cm à Presgaux (Couvin) et Stembert (Verviers).

En fin d’année, les premières précipitations neigeuses dans le pays furent observées le 9 novembre. L’épaisseur de neige la plus élevée fut ensuite mesurée le 19 novembre à Mürringen (Büllingen), avec 19 cm.

Sur toute l’année, on enregistra dans le pays un nombre de jours d’orage un peu plus élevé qu’en moyenne : 101 jours (normale : 94,5 jours). En mars, jusqu’à 11 jours d’orage furent recensés (normale : 4,5 jours). Cette valeur égale le record de 1995 (données depuis 1928). Par contre, en juillet – après août, le mois le plus orageux en moyenne – il n’y eut cette année que 9 jours d’orage dans le pays (normale : 13,3 jours).

Une année très ensoleillée

Comme l’année passée, 2019 a commencé de manière fort sombre. A Uccle, le soleil ne brilla que durant 2h 13 min au cours des 10 premiers jours de janvier (normale : 15h 49min), soit plus d’une heure en moins encore qu’en 2018 (3h 23min). Par la suite, la tendance s’est généralement inversée. Même si aucun record n’a été battu, les durées d’insolation mensuelles à Uccle ont généralement été supérieures aux valeurs normales (voir figure 8). De ce fait, la durée annuelle d’insolation a grimpé jusqu’à 1757h 30min (normale : 1544h 35min), ce qui place 2019 en 5e position parmi les années les plus ensoleillées depuis 1981.

Comme en 2018, l’année écoulée compte un nombre très faible de jours avec ciel couvert à Uccle (53 jours, normale : 69,9 jours), soit seulement quatre jours de plus que le record absolu atteint l’année précédente (mesures depuis 1931).

Une faible vitesse moyenne du vent

La vitesse moyenne annuelle du vent à Uccle fut plus faible que la normale : elle s’élève à 3,5 m/s (normale : 3,7 m/s). Presque chaque mois de l’année a connu une vitesse moyenne du vent en dessous de sa normale respective. Lors de 5 jours durant l‘année, une pointe maximale du vent d’au moins 100 km/h (28 m/s) a été enregistrée au moins en un point de mesure du réseau anémométrique officiel : les 4 et 10 mars, le 4 juin, le 14 octobre et le 14 décembre. De telles vitesses ont cependant pu également être localement atteintes à d’autres moments pendant les orages.

Une pression moyenne très faible

La pression atmosphérique moyenne réduite au niveau de la mer fut très faible à Uccle. Sa valeur annuelle n’est que de 1014,0 hPa (normale : 1016,0 hPa). Ce n’est qu’en 2010 et 2014 que la pression annuelle fut encore plus faible (1013,9 hPa).

QUELQUES AUTRES FAITS MARQUANTS :

  • Dans le pays, comme à Uccle, on enregistra des températures très élevées en février. Le 27, le mercure grimpa jusqu’à 22,8°C à Houyet. C’est un nouveau record national pour le deuxième mois de l’année (données depuis 1954). Le record précédent était de 21,1°C et avait été mesuré à Angleur (Liège) le 24 février 1990.
  • Mars fut un mois venteux. Dans le pays, cela se traduit notamment par le nombre élevé de jours durant lesquels des pointes de vent d’au moins 72 km/h (20 m/s) furent mesurées : ce fut le cas pendant pas moins de 12 jours. On notera en particulier que du 10 au 17, de telles vitesses ont été atteintes chaque jour en au moins une station du réseau anémométrique.
  • Les trois mois de l’été 2019 ont un point commun : à la fin de chaque mois, le pays a été touché par une vague de chaleur. Depuis 1901, ce n’est qu’en 1947 qu’il y eut plus de vagues de chaleur en été : on en releva quatre. Un autre fait remarquable : 2019 est déjà la 5e année consécutive avec au moins une vague de chaleur. La plus longue série précédente date d’une centaine d’années : 3 années consécutives entre 1921 et 1923.
  • Du 16 juin au 11 juillet, durant 26 jours, il ne tomba pas de précipitations à Uccle. Il faut remonter à 1995 pour retrouver à Uccle une période sèche estivale d’au moins 20 jours consécutifs. Cette année-là, il n’avait pas plu du 28 juillet au 22 août.
  • Le cumul de précipitations journalier le plus important dans le pays a eu lieu le 19 juin. Ce jour-là, il est tombé jusqu’à 63,2 mm d’eau à Stabroek.
  • Juillet et août sont les deux mois d'orage par excellence. Cette année, au cours de chacun de ces deux mois, le nombre de coups de foudre enregistrés dans le pays fut nettement inférieur à celui observé en moyenne (sur la période 2004-2019).

2019 a vu différents records égalés ou battus, et il serait trop long de les énumérer tous dans ce bilan. Vous trouverez plus de détails à ce sujet via les pages suivantes :

Remarque : les valeurs normales pour les paramètres repris dans ce texte sont les moyennes pour la période 1981-2010 (la période de référence de 30 ans pour le climat actuel). Sauf mention contraire, les records sont valables pour la période à partir de 1981.

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