#MagQuest phase 2 : l'IRM remporte le 1er prix !

L’IRM vient de remporter, ex-aequo avec 4 autres propositions, #MagQuest phase 2, une compétition organisée par la National Geospatial Intelligence Agency (USA). Chacun des cinq vainqueurs se voit récompensé par un prix de 200.000 USD.

Les différentes modalités de cette compétition ainsi que les annonces officielles sont disponibles sur : https://www.magquest.com/meet-the-phase-2-winners/. Ce défi récompense les projets d’innovation qui permettent d’améliorer les collections de données géomagnétiques dans le but d’améliorer le modèle géomagnétique mondial (WMM - World Magnetic Model).

Le WMM est omniprésent. Plus d’un milliard d’utilisateurs de smartphone l’utilisent inconsciemment via les applications de navigation mobile. De même, les logiciels de navigation embarqués dans les voitures utilisent le WMM. Le WMM est également critique pour de nombreuses utilisations militaires et commerciales. Citons par exemple l’aide à l’orientation et à la navigation des sous-marins, des satellites et des avions, le marquage des pistes dans les aéroports et de nombreuses utilisations industrielles dans le domaine de l’énergie et des télécommunications.

Valeurs de la déclinaison magnétique dans le monde début 2019 selon le WMM. Ce modèle est élaboré à partir des données géomagnétiques collectées par les satellites (actuellement la mission ESA Swarm) et les observatoires magnétiques (couvrant très imparfaitement la Terre).

Quelle est la proposition de l’IRM ?

Le projet soumis à MagQuest consiste à déployer à l’échelle mondiale la technologie des observatoires magnétiques automatiques conçue et brevetée par le Centre de Physique du Globe de l’IRM dans le cadre du projet MagneticValley. Ce projet de géophysique appliquée (www.magneticvalley.be) poursuit un objectif d’amélioration socio-économique en développant des produits et services sur base de l’expertise du Centre de Physique du Globe de l’IRM.

L’observatoire magnétique automatique intègre 3 instruments géomagnétiques : un magnétomètre scalaire, un magnétomètre vectoriel et un DIFlux automatique permettant d’automatiser la calibration vectorielle. Traitement et transmission satellite des données jusqu’au Centre de Physique du Globe de l’IRM sont automatisés et assurés en temps réel.

En juin dernier, nous remportions la première phase de cette compétition en soumettant une description technologique appuyée par différents exemples opérationnels. Pour remporter la seconde - et ultime - manche de cette compétition, l’IRM devait soumettre une proposition nettement plus détaillée.

En particulier, il fallait décrire la technologie permettant de déployer et d’opérer des observatoires sur fonds océaniques et établir la distribution géographique du réseau d’observatoires magnétiques automatiques à mettre en œuvre pour rencontrer les exigences de précision du WMM. Afin d’établir cette proposition, l’IRM a collaboré avec le Woods Hole Oceanographic Institution (USA), avec qui il partagera donc ce prix (75% au profit de l’IRM et 25% au profit du WHOI).

Le réseau proposé par l’IRM comporte 4 nouveaux observatoires fond de mer (bleu clair) et 99 observatoires terrestres : 66 observatoires Intermagnet existant (rouge), 12 observatoires non Intermagnet (bleu foncé cerclé de rouge) et 21 nouveaux observatoires terrestres (violet).

Le réseau proposé par l’IRM comporte 4 nouveaux observatoires fond de mer (bleu clair) et 99 observatoires terrestres : 66 observatoires Intermagnet existant (rouge), 12 observatoires non Intermagnet (bleu foncé cerclé de rouge) et 21 nouveaux observatoires terrestres (violet).

La National Geospatial Intelligence Agency devrait annoncer fin décembre 2019 si elle choisit de mettre en œuvre une (ou plusieurs) des cinq solutions primées. Dans l’affirmative, elle commanderait les prototypes des solutions retenues. Cette phase de prototypage durerait 2 ans, et déboucherait ensuite sur la mise en œuvre de la solution complète au cours des 5 années ultérieures. Au-delà du prix que nous venons de remporter, il est donc possible que notre solution soit mise en œuvre à l’échelle planétaire dans un avenir assez proche !