Visite de la Société Belge de Physique au Centre de Physique du Globe à Dourbes

L’assemblée générale de la Société Belge de Physique (SBP) 2026 – une association scientifique qui veille au développement des sciences physiques en sens large et qui promeut les échanges scientifiques et l’interdisciplinarité en Belgique – a eu lieu au Centre de Physique du Globe (CPG) de l’IRM à Dourbes dans la commune de Viroinval fin janvier.

Après un mot de bienvenue du directeur du CPG, le Dr. Simo SPASSOV, une discussion sur les sujets administratifs de la SBP sous la direction du président de la SBP, le Prof. Jozef ONGENA (École royale militaire), et un aperçu historique par le Dr Jean-Claude JODOGNE (membre retraité de l'IRM), les 21 membres, issus de différentes institutions académiques de toute la Belgique, se sont plongés dans le domaine de la géophysique à Dourbes.

Les participants de l’assemblée générale devant le Pavillon Central du Centre de Physique (CPG) du Globe de l’IRM avec des collègues du CPG (gauche)
et dans la salle de conférence (droite).

Les membres de la SBP ont pu s'informer sur l'observation du champ magnétique terrestre et les développements techniques dans ce domaine, auxquels le CPG contribue de manière significative en suivant les explications dans l’observatoire donné par Ing. Alexandre GONSETTE.

Ing. Alexandre GONSETTE explique aux membres de la SBP le fonctionnement d’un magnétomètre à protons (gauche)
et l’appareil AutoDIF (droite), en bref un robot de mesure du champ géomagnétique dans l’observatoire géomagnétique.

Les appareils permettant d'observer la météo spatiale, qui est d'une actualité brûlante ces jours-ci et qui a un impact important sur notre communication électronique, ont pu être découverts par les visiteurs lors de la visite du tout nouveau sondeur ionosphérique, expliqué par Dr. Tobias VERHULST.

Dr. Tobias VERHULST donne une introduction au principe des sondages ionosphériques avec des ondes radio dans la gamme de Megahertz et explique la nouvelle sonde numérique utilisée à cet effet.
Sur la photo de gauche, on voit une partie de l'antenne émettrice et sur celle de droite, l'unité de commande électronique.

L'observation du rayonnement cosmique au sol n'est pas moins importante, en particulier pour l'aviation. À Dourbes, cela se fait par l'observation des composants neutroniques et muoniques. Cette dernière a été rendue possible grâce à deux appareils de mesure développés ici à Dourbes afin d'élargir le spectre énergétique observable du rayonnement cosmique et de déterminer également sa dépendance directionnelle, comme l'explique de le Dr. Danislav SAPUNDJIEV.

Visite du pavillon rayonnement cosmique (gauche) avec le Dr. Danislav SAPUNDJIEV.
Il leur explique le fonctionnement du moniteur à neutrons (droite).

À la fin de la visite, les membres de la SBP ont visité le laboratoire de magnétisme environnemental. Le Dr Simo Spassov leur a expliqué quelles informations peuvent être tirées des minéraux magnétiques présents dans les roches et comment cela se fait, par exemple comment effectuer une datation archéomagnétique ou comment obtenir des informations sur le climat dans le passé géologique de la Terre à partir d'analyses magnétiques de minéraux dans les sédiments. Enfin, les membres de la SBP ont pu s'informer sur l'avancement du projet MAGSCREEN, qui porte sur le développement et la construction de salles blindées magnétiquement et la simulation de l’efficacité de blindage avec des modèles numériques.

Les membres de la SBP se sont familiarisés avec le fonctionnement d’une chambre amagnétique (chambre à champ nul) et comment on peut blinder efficacement contre le champ magnétique terrestre.
La photo de gauche montre les deux pièces développées dans le cadre du projet MAGSCREEN et celle de droite montre la pièce activement blindée dans laquelle le champ magnétique terrestre peut être réduit d’environ 50’000 nT à environ 40 nT.

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