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Projections climatiques

Les modèles climatiques se révèlent être des outils importants pour quantifier les changements de climat attendus et consécutifs aux modifications de la composition atmosphérique (par exemple, la concentration de gaz à effet de serre), ce qui est nécessaire pour :

  • interpréter, d’une manière correcte, les changements climatiques observés;
  • calculer la sensibilité du climat à ces changements;
  • mieux comprendre les processus et les phénomènes qui se produisent dans notre système climatique.

La recherche dans le domaine de la modélisation du climat a été menée en profondeur dans le cadre du récent projet CORDEX.be et ce, en collaboration avec huit partenaires belges issus de différentes universités et institutions de recherche. Dans ce contexte, des scénarios climatiques pour l'Europe et la Belgique ont été calculés selon les scénarios d'émission qui avaient été mis en avant dans le Cinquième Rapport d'Evaluation du GIEC. Ces scénarios sont actuellement disponibles pour mener plus avant la recherche.

Prévision du réchauffement climatique attendu au XXIe siècle par le modèle ALARO de l’IRM suivant divers scénarios d’émission définis par le GIEC (RCP2.6, RCP4.5 et RCP 8.5) en comparaison avec les observations effectuées depuis 1960.

Prévision du réchauffement climatique attendu au XXIe siècle par le modèle ALARO de l’IRM suivant divers scénarios d’émission définis par le GIEC (RCP2.6, RCP4.5 et RCP 8.5) en comparaison avec les observations effectuées depuis 1960.

Outre leur importance pour les prévisions météorologiques et les simulations climatiques, les modèles atmosphériques sont également un outil indispensable pour cautionner des avis nuancés et indépendants à l'attention des décideurs, tant pour les risques sociaux que provoqueraient des conditions météorologiques extrêmes que pour le climat. La version climat du modèle ALARO est donc aussi utilisée pour des études d’impact plus spécifiques et à orientation politique. C’est ainsi que des chercheurs de l’IRM ont mené à bien une étude sur l’influence du changement climatique  sur ce qu’on appelle « îlot de chaleur urbain de la région de Bruxelles-capitale» selon les scénarios du GIEC.